Une affaire de famille
Avoir des parents sportifs de haut niveau peut-il aider à faire soi-même du sport de haut niveau ? Dans le cas de Yelizaveta Bryzgina, la réponse est visiblement oui. Médaillée...

Attention, danger ! Cette balade inaugurale du XV de France en Écosse, face à un adversaire réputé friable et chétif, a tout du piège, mais taille gros gibier. Que les Bleus tombent dedans, façon balourds à la vue basse, et les critiques se déchaîneront. À l'orée de son troisième Tournoi des six nations à la tête du XV de France, Marc Lièvremont a épuisé toutes les réserves de mansuétude à son égard. La clémence due au débutant ; l'empathie envers un homme sincère et attachant. Mais que les dernières illusions s'envolent dimanche, au son plaintif des cornemuses, et le sélectionneur et son équipe entreront dans une forte zone de turbulences.
Cette fois, les promesses de lendemains qui chantent ou la faute rejetée aux cadences d'un championnat trop décrié ne suffiront pas à apaiser le courroux des supporteurs. Deux saisons que Lièvremont et ses adjoints vendent leur projet d'un jeu audacieux, clinquant. Deux saisons qu'ils essayent toutes les compositions d'équipe possibles. La jeunesse au pouvoir. Puis le rappel des anciens, bons à rien hier, sauveurs le lendemain. Des choix de plus en plus difficiles à suivre. Le dernier exemple en date ? Trente joueurs présélectionnés pour, au premier forfait, rappeler Frédéric Michalak qui n'était pas de cette liste élargie…
Des sautes d'humeur. Pour des résultats qui en suivent la courbe. À un succès héroïque face aux Gallois succède une déroute en Angleterre. Un exploit en Nouvelle-Zélande est effacé par un revers en Australie. Un triomphe face aux champions du monde sud-africains réveille l'espoir. Les All Blacks se chargent aussitôt de le réduire en cendres fumantes. Au final, les sélectionneurs ont testé plus de 70 joueurs en deux ans sans jamais engranger plus de deux victoires d'affilée. Et leur jeu, vanté sous toutes ses coutures, est resté au stade des intentions. Chimère sur tableau noir.
Malgré toutes ces désillusions, les fidèles veulent encore y croire. Après deux Tournois des six nations conclus à une médiocre troisième place, ils espèrent enfin le meilleur pour cette édition anniversaire. Cent ans, cette année, que les Bleus ont été invités par les nations britanniques à partager baffes et banquets, empoignades viriles et échappées belles. L'occasion rêvée de faire souffler sur les bougies un grand vent de folie. De renouer avec la gloire passée par la grâce d'un grand chelem enlevé. L'occasion, aussi, de se replacer parmi les favoris à vingt mois de la Coupe du monde.
Les Bleus sont conscients de cette attente. Et des conséquences urticantes d'un nouvel échec. «Je comprends ces exigences, pose Thierry Dusautoir, capitaine valeureux. On se doit de remporter ce Tournoi pour enfin valider notre potentiel, toucher à l'excellence. Mais j'ai foi en cette équipe.» «Il ne faut plus caler sur cette passe de trois victoires consécutives», pose, plus pragmatique, un Marc Lièvremont qui se sait aux abois. Pour parer au pire, il n'a pas hésité à remiser ses rêves de liberté pour bâtir une ligne de trois-quarts de fort tonnage, emmenée par les 110 kg du revenant Mathieu Bastareaud, qui plus est lesté de son affreux bobard de l'été dernier.
On en revient à cette entrée en matière face à des Écossais lassés d'être la risée de la vieille Europe, de batailler avec l'Italie pour éviter l'infamante cuillère de bois. En novembre dernier, le XV au chardon a porté haut sa fierté. Chris Cusiter et ses partenaires ont poussé le sacrifice à son paroxysme pour venir à bout de l'Australie… 9 à 8 ! Malgré leur déficit de puissance, ils se sont rassurés en défense. Un secteur où les Bleus ne présentent plus guère de garanties. Onze essais concédés lors du Tournoi 2009. Cinq de plus lors de leur dernière sortie, cauchemardesque, face à la Nouvelle-Zélande (39-12).
Les raisons de s'inquiéter existent donc. Aux hommes de Marc Lièvremont de les apaiser, dimanche à Murrayfield. Pour recevoir, dans une semaine, l'Irlande, imposante tenante du titre, l'espoir au cœur plutôt que la peur au ventre.
"BOD est-il meilleur que Dieu ?"), a même osé l'Irish Times. En un an, l'entraîneur Duncan Kindley, ancien mentor du monstre Munster (titres européens 2006 et 2008), a décomplexé le XV du Trèfle. Assez pour réussir le premier doublé depuis que le Tournoi est passé à six nations ?" border="0" />

jourbonJe ne sais pas qui a écrit cet article, mais ce que je remarque , c'est qu'il n'y connaît pas grand choses au rugby, c'est le moins que l'on puisse dire .
D'ailleurs ce même article pourra être mis en parlant de l'équipe de France de foot avant la prochaine coupe du monde.
CQFD.
papimusen finir avec les promesses, c'est tellement français et c'est ce qui nous colle le mieux à la peau.
Anatole007Le XV anglais fait figure d'épouvantail. A en juger de sa prestation de samedi contre les gallois, notre équipe aura fort-à-faire. En effet, leur regroupement est impressionnant et se situe à deux secondes d'avance, par rapport à leurs adversaires. Leur tactique de "faucheuse" est payante et ravageuse.
Je vois la vie en "Bleu", alors vive nos tricolores !
Emile001Je ne cautionnerai cet article qu?au titre du constat et de la question qui est pos
moroconsqu'ajouter?
pas grand chose pour ma part je ne comprends pas la selction de Oeadrogo en troisième ligne... il y a quelques blessés ce qui diminue le potentiel de cette équipe... allez la france.
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Sinon, ce serait la fin du monde tous les dix ans depuis des siècles. Amen !